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Pour les enfants, préférez les visites contées !

Chez Cybèle, nous faisons des visites contées et des visites théâtralisées, mais pour les enfants, nous ne proposons que des visites contées. Pourquoi ?

La puissance du récit

Déjà, parce que la puissance du conte, du récit, des aventures des personnages dans lesquels on se projette embarque tout le monde, petits ou grands. Et si les adultes peuvent parfois hésiter à se laisser embarquer (rarement quand même…), avoir peur des émotions, vouloir rester dans l’intellect, les enfants eux n’ont aucun problème avec ça. Leur monde, contrairement à celui des adultes, est fait de récits, d’imaginaire, de personnages fictifs. 

Je me souviens de notre premier groupe scolaire en visite contée, il y a maintenant plus de 9 ans. J’accueillais une même classe le matin et l’après-midi pour 2 visites. Celle du matin s’était incroyablement bien passée, les enfants étaient restés scotchés à l’histoire, et j’avais pensé “ce groupe est vraiment très attentif !” Puis je les avais retrouvés après leur pique-nique dans un état d’excitation assez terrifiant. Arrivés en haut, je les ai installés, j’ai commencé, et à la deuxième phrase, ils étaient tous silencieux, pris avec moi dans le récit qui commençait à peine. 

C’est ça, la puissance du récit.

L’envie de connaître la fin

Ce que nous proposons lors de nos visites théâtralisées sont des scènes assez courtes, avec des personnages variés, un thème qui tient toutes les scènes les unes avec les autres, mais rien de plus. Parfois, les différents personnages que l’on incarne parlent les uns des autres, comme des petits clins d’œils, mais le lien entre les scènes ne va pas plus loin.

Avec un groupe d’enfants un peu dissipé, nous savons que s’ils décrochent à un moment pour une raison qui peut être de notre fait, ou pas du tout (ils ont faim, il y a trop de distractions dans la rue, etc.) il sera bien plus difficile de rattraper le groupe en douceur, sans les disputer pour qu’ils soient attentifs.

Dans un conte, le suspense et l’envie de connaître la fin de l’histoire rendent l’auditoire attentif jusqu’au bout, même quand il est fatigué, même quand il y a des distractions !

Et on le voit, lorsqu’au bout d’1h15 de visite les plus jeunes demandent si c’est encore long parce que c’est très long pour eux, ils restent quand même toujours très attentifs jusqu’à la fin de l’histoire.

S’identifier à un personnage

Enfin, nos visites contées mettent en scène des héros, des héroïnes à qui nous voulons que notre public s’identifie. Nous aimons croire qu’en écoutant des histoires de personnages qui nous ressemblent, avec leurs défauts, leurs besoins, leurs envies, et leurs grands rêves, nous nous encourageons inconsciemment à faire de grandes choses nous aussi.

Nous aimons croire ce que disent Joseph Campbell, Christopher Vogler, et tant d’autres : que c’est en entendant des histoires de personnes qui surpassent leurs faiblesses pour réussir leurs missions que nous apprenons à le faire nous aussi, et que nous devenons de meilleures personnes pour construire un monde meilleur.

Voilà pourquoi, même chez Cybèle, les histoires finissent toujours bien (sans être « fleur bleue » car nos personnages vivent aussi de grands drames), et nos héroïnes et héros parviennent toujours à réussir leur quête ! 

Pas de jeux pour les enfants

On nous demande souvent s’il y a des visites ludiques, avec des jeux, de la participation, parce que cela semble toujours indispensable pour les enfants. Or, nous constatons souvent que les jeux créent avant tout de l’excitation, et même si cela peut aider certains enfants à s’impliquer un peu plus qu’en écoutant une explication, cela restera toujours moins efficace qu’un conte qui embarque 99% des enfants.

Par ailleurs, s’il y a de la compétition, beaucoup vont se concentrer sur le fait de “gagner” (ou pire : de ne pas perdre) et probablement passer à côté du contenu pédagogique. 

Dans certaines classes, nous voyons parfois des enfants qui cherchent à se faire remarquer, qui ne tiennent pas en place, qui ont besoin de beaucoup d’attention. Lorsque l’on parvient à les faire entrer dans le conte (et c’est presque toujours le cas), ils oublient bien vite leur rôle, et se laissent tout simplement embarquer dans l’histoire. 

N’hésitez pas à consulter notre article plus général au sujet de la participation du public ou à écouter l’épisode de podcast à ce sujet.

Guide, musicienne et conteuse, Clémence est un peu lyonnaise et 100% Rhônalpine : elle fut nourrie à la crème de Bresse et à la châtaigne d’Ardèche. Passionnée par le monde médiéval et l’architecture, elle adore raconter des histoires.

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